L’hypnose c’est de la manipulation ?!

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Aujourd’hui encore, lorsque je me présente en tant qu’hypnothérapeute, je vois souvent des réactions teintées de scepticisme ou de crainte. Certains me disent avec assurance que « l’hypnose, ça ne marche pas », tandis que d’autres semblent craindre que je puisse contrôler leur esprit pour satisfaire mes propres intérêts. Vous imaginez bien que si j’avais réellement un tel pouvoir magique, je n’aurais pas fermé mon cabinet à Tremblay-en-France… J’aurais simplement appelé mon bailleur et mon assurance pour négocier une baisse de prix !

Quand on me demande si l’hypnose est une forme de manipulation, je réponds toujours : « Oui, mais pas de la manière que vous croyez. » De la même façon qu’un ostéopathe manipule votre corps pour restaurer un équilibre, l’hypnothérapeute manipule votre mental pour vous guider vers un mieux-être. Il n’y a rien de négatif à cela. C’est seulement lorsque ces techniques sont détournées par des personnes mal intentionnées que l’on entre dans le domaine du contrôle mental.

Dans cet article, je vous propose de démystifier davantage l’hypnose en explorant les liens possible, entre l’hypnose et le contrôle mental

Les bases relationnelles de l’hypnose

« L’hypnose peut être perçue comme une danse subtile entre le langage et le cerveau.

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Au risque d’être redondant, je vais rappeler brièvement quelques bases de l’hypnose. Cela me semble essentiel pour mieux comprendre le reste de cet article. Si je devais résumer simplement ce qu’est l’hypnose, je dirais qu’il s’agit d’un « mode de communication particulier favorisant la survenue d’un état de conscience modifié, naturel et observable chez tous les êtres vivants. » Pas si évident à saisir, n’est-ce pas ? Explorons ensemble cette définition pour mieux la comprendre.

L’hypnose peut être perçue comme une danse subtile entre le langage et le cerveau. C’est avant tout un processus de communication unique où les mots, les intonations et même les silences jouent un rôle clé. Cette forme de communication repose sur une relation de confiance entre l’hypnotiseur et la personne hypnotisée. L’objectif n’est pas de contrôler, mais d’accompagner l’esprit dans un voyage intérieur. En ce sens, c’est un travail de collaboration entre les deux, ou plus, acteurs de cette relation.

L’état de conscience modifié, souvent appelé « état hypnotique », est une expérience naturelle que chacun de nous vit quotidiennement, par exemple lorsque nous sommes profondément absorbés dans un livre, un film, ou même lorsque nous sommes « dans la lune ». Pendant cet état, notre esprit devient plus réceptif aux suggestions, tout en restant maître de ses choix. Loin d’être mystérieux, cet état est mesurable et étudié scientifiquement grâce aux progrès de la neuroimagerie. Par exemple, il a été démontré que sous hypnose, l’activité électrique du cerveau se transforme : il génère davantage d’ondes alpha et delta, caractéristiques d’un état de relaxation et d’attention.

Enfin, l’idée que cet état est observable chez tous les êtres vivants est fascinante ! En effet, des études montrent que certains animaux, comme les chiens ou les oiseaux, peuvent également entrer dans des états proches de l’hypnose lorsqu’ils sont en situation de relaxation ou de focus intense. Cela révèle que l’hypnose est ancrée dans la biologie et dépasse les frontières humaines.

Le contrôle mental, l’exemple des sectes et autres groupes d’influence

« […] le contrôle mental cherche à remodeler durablement les croyances et les comportements d’une personne souvent en exploitant la peur, l’isolement ou la désinformation. « 

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Nous avons tous une idée, parfois floue, de ce que peuvent être la manipulation et le contrôle mental. Pourtant, ces deux concepts, bien que souvent confondus, méritent d’être distingués.

La manipulation, telle que je la perçois, englobe toutes les actions visant à influencer autrui pour induire un comportement ou un état d’esprit spécifique. Elle peut être subtile, comme une publicité qui joue sur nos émotions pour nous inciter à acheter un produit, ou plus directe, comme un discours persuasif. Ce qui caractérise la manipulation, c’est qu’elle agit sur nos pensées ou nos émotions sans nécessairement violer notre libre-arbitre.

Le contrôle mental, en revanche, va bien au-delà. Il s’agit d’un processus plus intrusif et coercitif, souvent utilisé dans des contextes extrêmes comme les sectes ou les programmes de conditionnement. Là où la manipulation peut être temporaire et réversible, le contrôle mental cherche à remodeler durablement les croyances et les comportements d’une personne, souvent en exploitant la peur, l’isolement ou la désinformation. À ce sujet, je me souviens à l’université, avoir étudié la théorie de la dissonance cognitive. C’est une théorie de Leon Festinger, qui stipule que face à ses propres contradictions, l’humain ressent un état d’inconfort et de tension psychologique qu’il cherche à réduire en trouvant des justifications, parfois même absurdes. Dans son livre, « L’échec d’une prophétie« , il étudie une secte millénariste qui prédit la survenu imminente de la fin du monde. La date annoncée est arrivée, la prophétie ne s’est pas réalisée, pourtant, les adeptes ont continué à suivre leur gourou qui leur avait dit que grâce à leurs prières la fin du monde à été reportée. Bon ce cas-là pour être honnête, je le trouve plutôt comique et moins dramatique, que les suicides collectifs que l’on peut voir dans certaines sectes.

Parfois, quand j’explique à mes consultants comment l’hypnose fonctionne, je leur explique que je pourrai effectivement rentrer dans leur tête et leur faire faire des choses qui ne veulent pas faire, mais que pour cela je devrais les attacher sur une chaise et utiliser des méthodes qui n’ont absolument rien à voir avec l’hypnose. Cela à plus à voir avec de la torture en vue de briser la conscience et d’y introduire de traumatismes. C’est un peu ce qui à été fait pendant les guerres avec les soldats dits: agents dormants. Par des processus et mécanismes dont j’ignore le fonctionnement, il est possible d’annihiler la conscience d’un individu et de lui instiller une personnalité alternative qui répondra à des ordres bien définis. Pour en savoir plus je vous invite à faire quelques recherches sur le projet MK Ultra.

Quelques cas d’hypnose mal utilisée et comment s’en prémunir

 » Ne laissez jamais votre libre-arbitre et votre esprit critique tomber entre les mains d’une autre personne. »

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Dans un monde où toutes les personnes seraient bienveillantes et animées par de bonnes intentions, je n’aurais même pas eu besoin d’écrire cette partie de l’article. Cependant, comme ce n’est pas encore le cas, je préfère prévenir que guérir.

Nous avons vu la différence entre l’hypnose, la manipulation et le contrôle mental. Cela dit, ces trois notions peuvent parfois s’entrelacer et se renforcer mutuellement. Par exemple, une personne jouissant d’une grande influence pourrait utiliser l’hypnose pour amplifier sa capacité à manipuler. De même, quelqu’un ayant recours à des méthodes de contrôle mental pourrait, à un moment donné de son processus, intégrer l’hypnose pour atteindre ses objectifs.

Je ne dis pas cela uniquement pour vous informer, mais aussi pour attirer votre attention. Des cas ont été rapportés où des personnes ont été victimes d’agressions sexuelles de la part de leur hypnotiseur ou hypnothérapeute. Parfois, ces praticiens sont des figures connues, jouissant d’une bonne réputation en apparence. J’ai moi-même reçu, sur l’un de mes groupes Facebook, le témoignage poignant d’une jeune femme à ce sujet.

C’est pourquoi je vous invite à prendre certaines précautions avant de recourir à l’hypnose. Premièrement, évaluez votre état mental : êtes-vous dans une condition qui vous permet de porter un jugement lucide sur vos actions ? Si ce n’est pas le cas, il est préférable de reporter votre démarche. Ensuite, concernant le choix de l’hypnothérapeute, prenez le temps de vérifier son parcours, ses diplômes, les avis à son sujet, ainsi que son intégrité et son savoir-faire. Si, à un moment donné, le suivi vous met mal à l’aise, ne le poursuivez pas. Ne laissez jamais votre libre-arbitre et votre esprit critique tomber entre les mains d’une autre personne. Enfin, dans les domaines médicaux et de la santé, confiez vos décisions uniquement à des professionnels qualifiés et reconnus dans ce domaine.


Conclusion

J’espère avoir pu vous éclairer sur ces notions, qui, je le sais, continueront parfois d’être confondues. Un simple article comme celui-ci ne suffirait pas à dissiper toutes les peurs entourant l’hypnose, surtout lorsque, comme ici, je termine par une mise en garde. Cependant, rassurez-vous : lorsqu’elle est utilisée à bon escient, l’hypnose peut être un outil puissant pour vous aider à atteindre vos objectifs efficacement. Pour preuve, je vous invite à consulter les avis positifs laissés par mes consultants sur ma fiche Google.

En plus de dix années de pratique, j’ai rencontré quelques rares cas de malveillance. Mais je tiens à souligner que la majorité des hypnothérapeutes sont des personnes bienveillantes, formées avec sérieux, qui ont choisi cette pratique pour donner du sens à leur métier et aider les autres, souvent au détriment de leur propre confort ou qualité de vie. Prenez le temps de les rencontrer, d’échanger avec eux ; et lorsque vous aurez confiance et que tout vous semblera aligné, alors n’hésitez pas à travailler avec eux pour réaliser vos objectifs.

Jordan Mézence
Praticien en hypnose
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Comment nos croyances influencent notre vie et comment l’hypnose peut nous aider à les transformer ?

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Imaginez ceci, vous vivez dans une situation qui ne vous plait pas et que vous rêveriez de pouvoir changer. Chaque jour, vous répétez la même routine, vous faites, les mêmes choses aux mêmes heures, vous n’êtes pas totalement heureux, mais vous ne croyez pas avoir le choix de vivre différemment et, quand vous regardez les personnes de votre entourage, elles ont une vie que vous croyez être exactement la même que la vôtre.
Et pourtant, une partie de vous aimerait secrètement s’émanciper, gagner plus d’argent, améliorer votre qualité de vie. Parfois même vous vous laissez aller à rêver à ce que cette vie pourrait être mais, à chaque fois, un million de pensées vous rappellent pourquoi c’est impossible, vous ressentez comme de la peur alors, vous cessez de rêver et retourner à votre petite vie, croyant que vous n’avez pas d’autre choix que de vivre ainsi…
En vérité personne ne peut savoir si vous pourrez vraiment vivre différemment, pas même vous. La seule façon d’en avoir le cœur net serait d’expérimenter, bien entendu si vous le souhaitez. Tant que nous n’avons pas expérimenter, nous sommes dans la croyance. Nous avons tous des croyances sur bien des choses. Certaines croyances nous protègent, nous aident à avancer tandis que d’autres nous bloquent et nous empêchent d’expérimenter des expériences qui pourraient nous épanouir.

Dans cet article je vous invite à apprendre plus sur les croyances et à comprendre comment dépasser celles qui nous entravent.

Qu’est-ce qu’une croyance ?

« J’insiste sur le fait qu’une croyance n’est pas forcément positive ou négative. »

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On appelle croyance, une idée, bonne ou mauvaise, que nous nous faisons sur un objet, une personne (ou un groupe de personnes) ou une situation. La particularité de ces idées est qu’elles ne sont pas vérifiées. Cependant, nous y adhérons et nous les acceptons comme des faits réels. Nos croyances peuvent être à l’origine de nos préjugés et même, dans une certaine mesure, de nos comportements nous aurons l’occasion d’aborder ce point dans la seconde partie. Une chose également importante sur les croyances est qu’elles peuvent être et, je dirais même qu’elles sont très souvent, inconscientes.

Bien souvent, les croyances s’inscrivent en nous durant notre éducation familiale. En effet, durant notre éducation, nos parents et nos proches sont nos référents de vie et, nous considérons tout ce qu’ils disent comme étant la vérité absolu. Plus tard, en grandissant et en apprenant davantage sur le monde, nous mettons en doute ces croyances préalables et, nous en développons de nouvelles en fonction de nos expériences. Un petit exemple, peut-être que vous avez appris étant enfant que, le mariage était une excellente chose, en grandissant, vous avez eu des expériences relationnelles qui vous ont fait croire que finalement il vaut ne pas se marier (ou inversement, c’est juste pour l’exemple hein !). Ce que nous apprenons en grandissant peut nous amener à réévaluer nos croyances et à en adopter de nouvelles qui correspondent mieux à nos expériences et à notre compréhension du monde. Si vous voulez, nous sommes comme des ordinateurs et notre logiciel de croyances fait des mises à jour en fonction de ce que nous vivons.

J’insiste sur le fait qu’une croyance n’est pas forcément positive ou négative. Je préfère parler en terme de croyance aidante et de croyance limitantes. Dernièrement je parlais du sens de la vie avec une connaissance. Je lui ai expliqué qu’il était possible de développer des revenus passifs, ce à quoi elle m’a répondu « je crois pas au monde des bisounours »… Bien étrange croyance qui malheureusement pourrait l’empêcher de réfléchir à une façon d’avoir des revenu différencié. Autrement dit, dans ce cas là, sa croyance la limite. Inversement, une personne qui croit être guidé par une divinité ou un guide de lumière ou etc… est capable en étant guidé par sa croyance, de réaliser des choses qui nous sembleraient improbables. Et que dire de l’effet placebo en laboratoire ? C’est un peu le cas de ce que nous appelons les prophéties auto-réalisatrices, voyons ça dans la prochaine partie.

L’impact des croyances dans notre quotidien

« Les prophéties auto-réalisatrices montrent à quel point nos croyances peuvent façonner notre réalité et notre avenir. « 

Photo de David Bartus: https://www.pexels.com/fr-fr/photo/chat-noir-marchant-sur-route-1510543/ (Certaines personnes croient que les chats noirs portent malheur)

Nos croyances nous impactent tous les domaines de nos vies ! À la maison, au travail, dans nos relations avec les autres, nous sommes toujours soumis à l’influence de nos croyances. Cette influence se perçoit dans nos actions et plus encore, dans nos prises de décision. En effet, s’il y a une chose que vous désirez faire, mais que vous croyez que, pour une raison ou une autre, qu’il est impossible pour vous de réaliser cette chose, vous ne prendrez pas la décision de passer à l’action. Traduisons cela en exemple plus parlant. Benoît est un jeune homme qui désire trouver l’amour de sa vie, or il se trouve pleins de défauts et, se croit donc incapable de plaire à une femme. Résultat, il n’entreprend pas d’action pour rencontrer, il se retrouve alors seul et, cela renforce sa croyance qu’il est incapable de plaire aux femmes. En effet, plus nous vivons d’expérience qui confirment nos croyances, plus elles se renforcent.

J’ai parlé dans la première partie de prophétie auto-réalisatrices, mais qu’est-ce donc ?
Une prophétie auto-réalisatrice est une croyance forte qui influence nos actions et nos comportements de manière à rendre cette croyance réalité. En d’autres termes, si nous croyons fermement en quelque chose, cette croyance peut nous amener à agir d’une manière qui finit par confirmer cette croyance. Autrement dit, si une personne croit fermement en sa réussite, elle sera plus motivée, plus résiliente et plus proactive, augmentant ainsi ses chances de succès. Cette croyance positive devient une prophétie auto-réalisatrice en influençant ses actions et en conduisant à des résultats positifs. Les prophéties auto-réalisatrices montrent à quel point nos croyances peuvent façonner notre réalité et notre avenir.

Le point essentiel qu’il faille retenir de cette partie est que, nos croyances dirigent notre perception et interprétations des faits. À un niveau inconscient, elles agissent comme de filtres et impactent nos décisions. En effet, elles influencent les informations auxquelles nous prêtons attention. Nous avons tendance à chercher et à retenir les informations qui confirment nos croyances existantes, c’est un phénomène connu sous le nom de biais de confirmation. Pareillement, nos croyances influencent aussi nos émotions et nos sentiments. Une croyance positive peut nous apporter confiance et résilience, tandis qu’une croyance négative peut engendrer peur, anxiété ou découragement.

Comment l’hypnose peut-être utilisée pour modifier les croyance ?

« […] un accompagnement par l’hypnose, est un puissant outil pour détecter modifier et se libérer des croyances limitantes. »

En prenant conscience de nos croyances et en travaillant à les transformer en croyances aidantes, nous pouvons influencer positivement notre vie et nos expériences. L’hypnose et, plus particulièrement un accompagnement par l’hypnose, est un puissant outil pour détecter modifier et se libérer des croyances limitantes. La première partie d’un accompagnement consiste en un entretien de « diagnostique » et de détermination d’objectif. Durant cet entretien, l’hypnothérapeute questionne le consultant sur ce qui l’empêche d’atteindre son objectif. C’est bien souvent à cette étape que je détecte les croyances bloquantes de mes consultants. Par exemple une personne peut très bien me dire « j’aimerais être plus confiant, mais je n’ai pas envie d’avoir l’air arrogant non plus », dans ce cas là je questionnerai sa conception de la confiance, car il semble que cette personne croie qu’exprimer de la confiance est égale à être arrogant.

Mon travail consiste ensuite à modifier les croyances et donc, la perception qu’a mon consultant d’une situation ou d’une chose. Pour cela, j’utilise différentes techniques telles, la visualisation, la suggestion, le langage symbolique etc…
J’ai dit dans la partie précédente que nos croyances agissent à un niveau inconscient, comme des filtres qui orientent notre perception. Or en hypnose notre spécialité est justement de travailler sur la partie inconsciente de notre mental qu’on appel le subconscient (à ne pas confondre s’il vous plait avec l’inconscient freudien). À partir de l’entretien et à l’aide de toutes les techniques précédemment cités, je plonge mon consultant dans un état modifié de conscience, au plus proche du subconscient. C’est ainsi que je parviens, efficacement, à changer sa façon de penser et par corollaire, ses actions et les résultats qu’il obtient dans sa vie.

Bien évidemment ce n’est pas en une seule séance que cela ce produit et c’est bien pour cela que je parle d’accompagnement. L’accompagnement en hypnose est un processus continu qui nécessite plusieurs séances pour être pleinement efficace. La répétition des séances permet de renforcer les nouvelles croyances et de les ancrer profondément dans le subconscient. Un autre point important est de passer à l’action entre les séances. Vous remarquerez que les séances d’hypnose vous permettent une plus grande flexibilité comportementale, en osant passer à l’action entre les séances, vous contribuez à dépasser les croyances limitantes. En prenant des initiatives et en osant franchir les obstacles vous constaterez très vite qu’elles ne sont plus qu’un lointain souvenir. Vous l’aurez compris, la clés du succès de la modification des croyances par l’hypnose c’est de combiner les séances d’hypnose avec des actions concrètes dans votre quotidien, vous maximisez ainsi vos chances de transformation positive et de réussite dans vos objectifs.


Conclusion

S’il y a une chose que vous devriez retenir de cet article c’est que, nous avons tous toutes sortes de croyances. Certaines nous bloquent et d’autres nous permettent d’avancer. Le travail que vous pourrez faire en hypnose n’est pas de vous faire oublier les croyances qui vous bloquent, mais de conscientiser ces dernières de façons à les faire évoluer dans la direction de vos objectifs.
Nous avons tous des croyances sur bien des domaines et, je pense que c’est une bonne chose, car cela permet à notre cerveau d’économiser de l’énergie allouée à la réflexion. Il faut toutefois garder l’esprit ouvert et, ne pas s’attacher aux croyances obsolètes. Devant les faits, il vaut mieux croire en ce que nous voyons, plutôt que de croire en ce que nous voulons.

Jordan Mézence
Praticien en hypnose
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L’hypnose, une alliée pour se libérer de nos phobies ?

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Assez étrangement, ces derniers temps, je me suis retrouvé à accompagner beaucoup de personnes pour les phobies et comme c’est le mois où on joue à se faire peur, j’ai pensé qu’un article sur ce thème conviendrait bien.
Dans cet article, je vous invite à en apprendre plus sur les phobies. Vous comprendrez que la phobie n’est pas une simple peur et que la personne phobique n’est pas juste une peureuse qui ne veut pas faire d’effort. Bien souvent, les personnes souffrant de phobies sont des personnes qui luttent constamment. Le système qu’elles mettent en place pour gérer leur phobie demande parfois beaucoup de créativité et d’énergie de fait, leur mental est soumis à une lourde charge et, à une fatigue intense.
À travers cet article, j’espère vous apprendre plus sur les phobies, leur origine et leur traitement. J’espère également vous aider à être plus compréhensifs avec les personnes de votre entourage qui souffre de phobies.

La différence entre peurs et phobies

« En effet, un individu qui souffre de phobie aura tendance à éviter toutes les situations qui sont en lien avec l’objet phobique »

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Dans un précédent article, j’ai eu l’occasion de parler des émotions. J’y abordais les différentes émotions et je vous expliquais que toutes avaient un rôle aussi bien personnel que social. La peur, dont il est question dans l’article d’aujourd’hui, est une émotion essentielle à notre survie. Sous l’effet de la peur, notre corps réagit en envoyant du sang et de l’énergie dans les membres afin que nous puissions fuir ou nous défendre. Sous une forme, terreur, la peur nous paralyse totalement et, nous laisse en état de sidération. Il existe même certains cas grave, où la peur est si intense qu’elle laisse une marque indélébile dans l’esprit. C’est un peu ce qui se passe dans le cas des syndromes de stress post-traumatique. Bien heureusement, nous vivons aujourd’hui dans une société dans laquelle ces drames sont rares.

Comme pour beaucoup de pathologie, la frontière entre le normal est le pathologique n’est pas une question de catégorie mais plus de continuum. La peur est une émotion normale face à un événement ou une situation. Il se déclenche une cascade de réactions plus ou moins puissantes en fonction des individus et, qui s’éteint une fois que l’événement est passé. La différence avec la phobie est que, cette dernière entraine une souffrance significative et trouble le quotidien. En effet, un individu qui souffre de phobie aura tendance à éviter toutes les situations qui sont en lien avec l’objet phobique. Cela l’oblige à réorganiser sa vie de façon à être le moins possible en contact avec cet objet. Cela peut provoquer une fatigue intense, car le cerveau est constamment obligé de penser à des stratégies d’évitement ou à des conduites de réassurance. Cela provoque aussi une certaine forme de rigidité mentale afin de maintenir un cadre sécure. Par exemple, dans le cadre de la phobie des araignées, qui est une plus répandue, une personne phobique pourrait très bien passer l’aspirateur tous les soirs pour s’assurer qu’aucune araignée viennent l’attaquer durant son sommeil.

La différence la plus significative est le caractère irrationnel de la phobie. Bien souvent quand on est phobique, nous ignorons la raison de notre phobie et, même si l’on sait de façon rationnelle que l’objet ne présente pas un danger mortel immédiat, nous ne pouvons pas nous empêcher de réagir de façon parfois excessive. Ce sentiment de peur excessive nous fait totalement perdre le contrôle de nos pensées, nos réactions et bien entendu, de nos émotions. Tout se passe comme si d’un coup notre cerveau devient incapable de raisonner correctement. Et cela peut même occasionner des crises de panique avec des sensations et des perceptions étranges, allant parfois jusqu’à un sentiment de déréalisation…
Je remarque que souvent, c’est la peur même de perdre le contrôle qui conduit les personnes phobiques à éviter les situations à risque. Malheureusement, certaines phobies sont difficilement évitables, la peur des baleines et moins dérangeante que celles des chiens car, on a beaucoup moins de chance de croiser l’un que l’autre (Sauf si vous travaillez en mer).

D’où viennent les phobies (explications théories psy)

« En fait, dans sa conception de la phobie l’hypnose se rapproche davantage des TCC. »

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Une chose qui ne vous a surement échapper et le questionnement vis-à-vis d’une phobie. Pourquoi avons nous si peur ? Cette phobie a-t-elle un sens ? Suis-je normal ?
Les courants de la psychologie classique ont tenté d’apporter des réponses.

Selon les thérapies cognitivo- comportementales, la phobie serait le fruit d’un apprentissage et même d’un conditionnement. Il se peut qu’au cours de notre existence nous avons développé un mécanisme de surprotection face à un objet que nous avions considéré comme une menace. Ce mécanisme s’est automatisé et renforcé avec le temps. L’idée principale pour s’en défaire est de comprendre le mécanisme de retraiter les pensées et émotions que nous produisons sur l’objet phobique puis, progressivement, s’exposer à l’objet. Une expérience très connue en psychologie pour expliquer le développement des phobies et le cas du « petit Albert« . Dans cette expérience menée par John Watson en 1920, les chercheurs ont mis en place un dispositif pour créer une phobie chez un enfant de âgé de 9 mois en utilisant le conditionnement. L’expérience fut un succès dans la mesure ou une phobie a bien été créé, cependant et malheureusement, quand l’expérience fut terminée, le petit Albert conserva sa phobie.
Inversement, d’autres chercheurs ont proposé une expérimentation dont le but était de supprimer une phobie. Cette recherche a été menée par Watson et Mary Cover Jones en 1924. Leur but était de supprimer une phobie des lapins chez une enfant en associant les lapins à une expérience positive. Cette expérimentation s’est soldée par un succès, au bout de quelques semaines, l’enfant n’avait plus peur des lapins et pouvait même les tenir.
En général, et façons globale pour les TCC, le programme est plus ou moins long, le psychothérapeute peut en plus donner des exercices à faire chez soi.

Selon la psychanalyse, l’origine de la phobie est la projection d’un conflit inconscient sur un objet ou une partie de cet objet. L’objet se transforme ainsi en objet phobique. La psychanalyse est davantage centrée sur la compréhension de soi. Le traitement vise à explorer dans l’inconscient du sujet quelle angoisse est projetée. Un cas très intéressant de la littérature freudienne à propos des phobies est, « l’homme aux loups ». Serguei un patient de Sigmund Freud présente différents troubles dont une phobie des loups. En s’appuyant sur sa méthode d’analyse du psychisme, Freud étudie le contenu psychique du jeune homme. Lors de son analyse, Serguei évoque un rêve qu’il eut durant l’enfance et dans lequel un loup blanc se faisait couper la queue. Freud interprète cela comme une expression de l’angoisse de castration ressenti dans la phase préœdipienne du développement psycho-sexuel. Cette angoisse se serait déplacée ensuite sur les loups.
Comme on peut s’y attendre, les thérapies de traitement des phobies en psychanalyse peuvent durer plusieurs années. Rappelons-nous que, comme le disait mon professeur d’université, le but de la psychanalyse n’est pas la guérison mais la compréhension des dynamiques en vigueur dans le psychisme.

En hypnose, la vision est à l’opposé de la psychanalyse dans la mesure où nous n’avons pas forcement besoin de connaître la cause d’une phobie. En fait, dans sa conception de la phobie l’hypnose se rapproche davantage des TCC. Nous considérons que le subconscient a appris à sur-réagir à une chose et que le mental a développer tout un imaginaire autour de cette chose. Le travail consiste à apprendre au subconscient à ne plus réagir de la même façon. Nous parlerons en profondeur dans la partie suivante.

Comment l’hypnose peut aider à vaincre les phobie

« […] il arrive fréquemment que mes consultants me disent « Je me sens plus relaxé, et je me fous de savoir si il y a, ou non, mon objet phobique ». »

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L’hypnose peut agir de trois façons. En premier lieu, l’hypnose est un excellent moyen de se relaxer profondément, aussi bien le corps que l’esprit. Quand on est sujet à des phobies, nous sommes soumis à une tension constante du fait de l’hypervigilance. Cette hypervigilance créait des tensions et une fatigue nerveuse. Les nerfs sont à vifs. Des séances d’hypnose régulières contribueraient donc à habituer le corps à être en état de calme tout simplement. Petit à petit, au fil des séances, on retrouve plus de douceur, plus d’apaisement dans le quotidien. Quelques temps après nos séances, il arrive fréquemment que mes consultants me disent « Je me sens plus relaxé, et je me fous de savoir si il y a, ou non, mon objet phobique ». En nous relaxant nous envoyons un message puissant à notre corps « tout va bien », dès lors il baisse la garde et nous pouvons explorer le monde de façon plus sereine.

L’hypnose permet également de modifier la perception que l’on a de l’objet. Nous nous créons tous des représentations des choses. Il est fréquents que dans le cas de phobies, la personne phobique, à une représentation de son objet comme étant quelque chose de dangereux de très grand… Sous hypnose avec l’aide des techniques de suggestion et de visualisation, nous pouvons travailler à développer une image moins terrifiante et même plus positive de l’objet. Nous modifions notre perception et ainsi, notre rapport à l’objet phobique.

La visualisation peut aussi être utilisée de façon différente. Lorsque l’on est phobique et que nous voulons reprendre le contrôle, il est important de pouvoir s’exposer régulièrement à l’objet. La visualisation permet ce type de travail. Le fait d’être sous hypnose nous permet en plus de se sentir comme si nous étions vraiment en présence de l’objet dont il est question. Ainsi à force d’y être exposé, nous augmentons notre tolérance à l’objet et nous retrouvons plus de maîtrise. L’exposition en imagination permet de très bons résultats, c’est même une technique utilisées dans les thérapies cognitivo-comportementales pour traiter les phobies. Le but étant de désensibiliser. De plus, en visualisant nous pouvons aussi nous préparer à faire face sereinement aux choses qui nous font peurs, que ce soit pour les phobies ou autres choses.

En complément du travail d’hypnose en cabinet, je donne à mes consultants des outils et techniques leur permettant de surmonter leurs phobies avec plus d’efficacité. En plus des séances d’hypnose que je leur envoie par mail, je montre comment méditer en pleine conscience pour se détacher des pensées négatives et ruminations dues aux phobies, je leur montre comment se relaxer intégralement puis, je leur recommande des huiles essentielles qui leurs permettront de calmer leur système nerveux. Avec tout ce travail, ils se libèrent progressivement de la phobie et reprennent le contrôle de leur vie. En outre, d’autres pistes peuvent être explorées en fonction des outils existants. Par exemple dans le cas d’une phobie des chats, on peut utiliser un laser pour éloigner les chats de notre chemin.


Conclusion

J’aimerai terminer en disant que l’hypnose peut également être un moyen pour trouver la cause dans le subconscient. Cependant, il faut rester vigilant, car la cause que l’on peut voir sous hypnose peut tout simplement être quelque chose de symbolique.
Les phobies sont de vraies pathologies mentales qu’il ne faut pas prendre à la légère. Avant d’envisager tout autre moyen de prise en charge il est important de voir d’abord un psychologue.
Il est totalement inutile de pousser une personne phobiques à « affronter » de façon brutale et sans préparation, l’objet de sa phobie. La plupart du temps cela provoque plus de contraction et ne peut qu’accentuer la réaction de peur. Le mieux est d’aider la personne à avancer à son rythme avec un accompagnement adapté.
Enfin, bien que l’hypnose soit une aide, il faut garder à l’esprit que ce n’est pas une méthode magique et garantie à 100%. Le chemin pour sortir d’une phobie et la seule méthode valable est celle qui fonctionne pour vous.

Jordan Mézence
Praticien en hypnose
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Hypnose : une porte ouverte vers l’occultisme ?

Photo de Gustavo Fring: https://www.pexels.com/fr-fr/photo/femme-etre-assis-portrait-bougies-8770831/

Dans ma jeunesse, j’ai longtemps eu peur de pratiquer l’hypnose bien qu’elle m’attirai. Ayant été élevé dans une famille chrétienne catholique très pratiquante, j’étais réticents à tout ce qui se rapprochait de près ou de loin à la magie, l’ésotérisme, l’occultisme et même aux spiritualités orientales. J’ai souvent entendu que ces pratiques ouvraient « des portes ». Des portes à quoi donc ? Aux démons, à la sorcellerie et autres esprits malveillants qui viendraient me posséder et m’entraîner avec eux aux portes de l’enfer !
J’ai même rencontré durant une session d’hypnose de rue un pasteur qui m’a affirmé qu’il y avait dans son église des hypnotiseurs repentis remplis de mauvais esprits.

Aujourd’hui je sais que, du moins concernant l’hypnose, il n’y a rien de magique (c’est bien dommage, ça aurai été pratique pour aider mes consultant, ahah). J’ai déjà expliqué dans différents articles, dans mes livres dans mes videos, bref dans toutes mes productions que l’hypnose est un phénomène psycho-physiologique. Et ceci est su depuis plus d’un siècle. En effet, à son époque déjà, James Braid, à qui ont attribue le mot « hypnose« , parlait de sommeil nerveux. Alors, pourquoi ce mythe perdure-t-il ?

Il n’y a pas de fumée sans feu dit-on et, force est de constater que pour la relation entre l’hypnose et l’occultisme, la fumée est d’autant plus épaisse que le feu était très ardent. Autrement dit, il existe un lien étroit entre l’hypnose et l’occultisme et dans cet article, c’est ce que je vous invite à découvrir !

Qu’appelle-t-on occultisme ?

« D’un point de vue purement sémantique, l’étymologie du mot occultisme renvoie à quelque chose de caché, de secret et de difficilement perceptible. »

Photo de cottonbro studio: https://www.pexels.com/fr-fr/photo/sombre-femmes-anneaux-vache-7189116/

L’occultisme est un comme un mot-valise dans lequel on incorpore différentes choses. En effets, le mot occultisme renferme aussi bien des théories que, des pratiques liées entre-elles par le mystère et, par le fait que leur acquisition doit faire l’objet d’un apprentissage réservé à un groupe de personne initiées.

D’un point de vue purement sémantique, l’étymologie du mot occultisme renvoie à quelque chose de caché, de secret et de difficilement perceptible. Si nous nous intéressons à la définition même, wikipédia nous dit ceci : « L’occultisme (du latin occultus, « caché, secret »), désigne l’ensemble des arts et sciences occultes touchant aux secrets de la nature, à ce qui est non visible. Ces pratiques sont considérées par la science comme des pseudo-sciences. » Intéressant.

D’autres sources qualifient l’occultisme comme un mouvement mystico-religieux puisant dans les doctrines et les pratiques religieuses ésotériques, des enseignements sur la nature et, les moyens d’observer et de manipuler les forces invisibles. Parmi ses pratiques nous retrouvons, l’astrologie, l’alchimie, la magie, la divination, la guérison.

L’occultisme serait donc un ensemble de doctrines et de pratiques issues de traditions ésotériques réservées à des initiés et dont l’utilisation permettrai d’agir dans l’invisible pour manifester des effets dans la réalité.

L’utilisation des transes, à la frontière du monde intangible

« La transe trouve différentes explications selon les contextes et l’objectif recherché. »

Photo de Mikhail Nilov: https://www.pexels.com/fr-fr/photo/sain-lumineux-leger-homme-6944360/

Le point commun entre l’hypnose est l’occultisme est très certainement ce qu’on appelle la transe. J’ai déjà expliqué dans de précédents articles ce qu’est l’état de transe, mais pour être sûr que vous suivez bien, je vais réexpliquer brièvement.

On appelle transe un état de conscience modifié qui apparait de façon spontanée ou qui est provoqué par l’utilisation de substance, de procédés mécaniques ou par l’utilisation de la suggestion. Cet état est observable au niveau de l’activité électrique du cerveau, en état de transe, les ondes cérébrales se modifient. Bien souvent, la transe s’accompagne de phénomène et de ressentis caractéristiques. La transe trouve différentes explications selon les contextes et l’objectif recherché.

Depuis l’antiquité, les civilisations on fait l’usage de transe dans un but médicinal, spirituel ou religieux. Dans l’antiquité Grecque par exemple, les états modifiés de conscience étaient utilisés pour soigner les pèlerins qui venaient se faire soigner au temple d’Asclépios. De même, les chamanes de part le monde utilisent des substances psychoactives pour entrer dans un état particulier et ainsi, se connecter au monde des esprits. On retrouve aussi ces états dans les églises évangéliques de réveil. Sous l’impulsion du pasteur, des chants et des prières, les fervents se retrouvent dans un état de fascination et parfois même d’extase. En bref, vous l’aurez compris, la transe est un phénomène universel dont l’utilisation est observable à toutes les époques.

C’est d’ailleurs cette raison qui lie l’hypnose à l’occultisme. Lorsque Frantz Anton Mesmer jeta les bases de ce qui deviendra l’hypnose, il obtenait de ses patients, des états d’agitation, des convulsions, on parlait alors de crise magnétique. Plus tard, des groupes à tendance spirites, utilisaient des méthodes pour faire une entrer leur medium en états de transe et pour pouvoir par ce biais contacter des entités du plan invisible. L’un des plus célèbres d’entre eux est un dénommé Edgar Cayce. En état de transe, il devenait capable de trouver des remèdes, faire des diagnostics, de faire des prédictions sur l’avenir et, de recevoir des message entités ou de personne décédées.

C’est donc dans ce contexte auréolé de mystère que l’hypnose s’est développée. Il faut ajouter à cela, les hypnotiseurs de spectacle qui donnent à la transe hypnotique une dimension encore plus étrange.

Des liens toujours existants malgré un éloignement toujours plus marqué

« Parallèlement à l’hypnose thérapeutique, d’autres pratiques se sont développées en gardant un lien très fort avec l’occultisme.« 

Photo de Pavel Danilyuk: https://www.pexels.com/fr-fr/photo/femme-senior-age-mystique-7222066/

Aujourd’hui, je crois pouvoir dire que depuis les années 2010, l’hypnose revient en force et, est de plus en plus plébiscité. On la retrouve principalement dans le milieu médical, paramédical, la psychothérapie et dans le domaine de la relation d’aide, de l’accompagnement et du coaching. Les demandes aux quelles l’hypnose peut apporter une réponse positive sont nombreuses. Les plus courantes sont l’arrêt du tabac, la gestion du stress et la confiance en soi. Et même s’il est vrai que l’hypnose permet d’observer de très bons résultats, il faut rester lucide et, admettre que nous sommes encore loin de saisir tous tenants et aboutissants de cette science. D’ailleurs, plusieurs courants existent et se distinguent sur quelques points pratiques. Par exemple le courant le plus répandu en France parmi les praticiens en hypnose est, l’hypnose dite Ericksonienne. Mais c’est loin d’être le meilleur ni plus efficace. Le plus important pour un praticien est de bien maitriser les bases pratiques et d’avoir une bonne compréhension de ses consultants. Quoi qu’il en soit, ces pratiques sont très éloignées de l’occultisme.

Parallèlement à l’hypnose thérapeutique, d’autres pratiques se sont développées en gardant un lien très fort avec l’occultisme. C’est le cas pour l’hypnose spirituelle qui propose des applications comme, la régression dans les vies antérieures, l’entre-vie, l’après vie, la communication avec des êtres désincarnés (défunts ou, guides) et parfois des purifications d’entités. Un soir, j’ai assisté à une soirée de présentation d’une formation d’hypnose spirituelle proposée par l’école Psynapse. Bien que je n’ai pas suivi la formation par la suite, j’ai trouvé l’exposé du formateur très riche en information, honnête et remplis d’exemple tirés de sa propre expérience. C’est une hypnose qui est, je dirais plutôt à utiliser pour la croissance personnelle et spirituelle, tout en gardant les pieds sur terre afin de ne perdre le sens des réalités.

Il y a aussi un autre style qui prend de plus en plus de place, du moins sur YouTube, l’hypnose quantique. C’est un style qui a initialement était créé par l’hypnothérapeute américaine Dolores Canon. Elle pratiqua l’hypnose régressive pendant une quarantaine d’années, au cours desquelles, elle parvint à apporter un soulagement durable à ses consultant. Dans son approche, le trouble ou la souffrance est dû à une douleur provenant d’une vie antérieure. La régression est donc nécessaire pour apporter une guérison. D’autres hypnothérapeutes ont été encore plus loin et ont développé une pratique d’hypnose qui permettrai de voyager à travers le temps et l’espace, de communiquer avec des entités extraterrestres, ou d’investiguer sur de grandes questions philosophiques et parfois même métaphysiques.

En toute honnêteté, je ne sais pas trop quoi penser de ce dernier style. Il attire beaucoup de monde, des curieux qui cherchent une expérience un peu extraordinaire, mais également des personnes qui cherchent des réponses à leur souffrance. Je ne sais pas si leur dire que la raison de leur mal est extraterrestre est une bonne idée.


Conclusion

Nous venons de voir que finalement, bien que l’hypnose ne soit pas de l’occultisme, dans son histoire et dans son développement, elle y reste liée. Un ouvrage intéressant qui traite de la question est « La magie & L’hypnose » du Dr. Gerard d’Encausse, autrement appelé PAPUS.

Mais finalement à bien à réfléchir, l’hypnose est liée à l’occultisme tout comme d’autres sciences le sont. Après-tout, la chimie ne vient-elle pas de l’alchimie ? L’astronomie n’est-elle pas descendante ou du moins cousine éloignée de l’astrologie ? Et même peut-on vraiment nier que la médecine moderne ne soit pas l’évolution des sciences médicinales antiques ?

Pour finir, je me souviens il y a quelques années avoir dit à des amis psychologues que, dans le futur, la psychothérapie ferait davantage appel aux chamans et aux médiums. Pas parce qu’ils ont des capacités extraordinaires, mais parce qu’avec l’avancée de nos moyens de recherches, notamment sur le cerveau, nous seront en mesure de mieux comprendre et d’intégrer des pratiques dites occultes ou magiques, à des méthodes de soins modernes.

Jordan Mézence
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Hypnose, thérapie alternative, coaching bien-être, comment maximiser vos chances d’atteindre vos objectifs ?

Photo de Andrea Piacquadio: https://www.pexels.com/fr-fr/photo/femme-couvert-dans-serviette-coucher-lit-3673978/

Aujourd’hui, le public s’intéresse de plus en plus aux pratiques alternatives et au bien-être en général. C’est que, nous assistons à une démocratisation de l’informations concernant ces pratiques.

En effets alors qu’autrefois, parler d’hypnose faisait hausser les sourcils et provoquait parfois les moqueries, de nos jours, rares sont les personnes qui nient son efficacité. À ce propos je me rappel il y a quelques années avoir pris un café avec une camarade de l’université et lorsque je lui ai annoncé pratiquer l’hypnose elle m’a dit : « Ne me dit pas que tu crois à ça ! » Ah, quelle époque !

À l’heure actuelle, fort de mes années de travail et d’accompagnement de personne dans le bien-être, je ne peux que constater que l’hypnose est bel et bien efficiente. Il n’y a pas besoin d’y croire, les résultats parlent d’eux-mêmes. Je vous invite tout simplement à regarder les nombreux avis que mes consultants ont bien voulu me laisser sur mon profil Google My Business. Des personnes que j’ai pu recevoir aussi bien à Paris 75010 que dans mon cabinet actuel à Tremblay-en-France 93290

Quid des personnes qui n’obtiennent pas de résultats ?

Toutefois, il faut admettre que dans certains cas, l’hypnose ne donne pas forcément de résultats. À quoi cela est du ? Je l’ai abordé dans plusieurs vidéo sur ma chaîne YouTube. Il n’y a pas de réponse exacte, mais selon moi, la plupart des insuccès de l’hypnose est due à une mauvaise compréhension, et donc une mauvaise application, de cet outils en accompagnement.

Dans la vidéo que je vous propose dans cet article, je vous donne quelques idées et, conseils pour vous aider à maximiser vos chances d’atteindre vos objectifs et d’obtenir le changement que vous désirer.

Bon visionnage !

Jordan Mézence
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Hypnose & relation amoureuse 3 : « Pourquoi je tombe toujours sur le même type de personne ?! »

Photo de Alex Green: https://www.pexels.com/fr-fr/photo/couple-amour-relation-salle-de-bain-5700188/

Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai entendu cette phrase, mots pour mots, ou des idées qui s’y rapportaient. « Je tombe à chaque fois sur une folle/un connard ! ». Pourtant, une relation se fait à deux et, lorsqu’elle se termine, c’est rarement la faute d’une personne plus qu’une autre. À moins qu’une des deux parties ait vraiment mal agit. Dans tous les cas, il est important de prendre en compte sa propre part de responsabilité si l’on veut évoluer. Cependant, il arrive parfois que nous retombons réellement sans savoir pourquoi sur le même type de relation. On se sent alors comme condamné à vivre un amour insatisfaisant ou de croire que notre destin est de rester seul(e).
En prenant en compte ce que l’hypnose nous apprend sur le fonctionnement de notre psychisme, nous pouvons apporter des éléments de réponse et peut-être même des solutions pour sortir de cycle infernal de relations épuisantes et non épanouissante. Dans cet article, je vous propose simplement quelques idées pour réfléchir et remettre un peu de perspective.

Nous allons vers ce que nous connaissons

« Il faut faire un tri, garder ce qui nous fait grandir et laisser partir ce qui nous empêche de trouver ce que l’on cherche. »

D’une manière générale, nous aimons aller vers ce que nous connaissons. Pour les relations amoureuses, comme pour tous les domaines de notre vie, nous aimons aller vers des relations qui correspondent à l’image que nous avons d’une relation idéale. Mais cette image de relation idéale, d’où vient-elle exactement ?

Nous créons une représentation de la relation idéale en fonction de nos fantasmes, de nos expériences et dans une très large mesure de l’influence sociale.
En effet, notre entourage peut nous fournir des modèles que voulons suivre. Bien souvent, c’est au sein de la famille que ça débute. Nous voyons des couples se former et vivre l’amour d’une certaine façon et nous identifions ces manières de vivre l’amour comme étant valides. Dans certains cas, les couples que nous voyons sont toxiques et, nous intériorisons une image « négative », des relations amoureuses en croyant que cela est normal. C’est ainsi que l’on retrouve souvent des personnes qui, ayant vu leurs parents dans relations toxiques, ont du mal à créer une relation épanouissante.

À cela, il faut en plus ajouter l’impact des images que nous voyons et qui, contre notre grès imprègnent notre subconscient. Les films et les histoires romantiques mettant en scène un amour compliqué peut stimuler notre imagination et nous motiver dans ce sens. Nous nous identifions aux personnages et nous imaginons que les intrigues qu’ils vivent sont les nôtres. Bon, ce n’est pas mauvais en soit, mais quand nous y sommes trop identifiés, nous nous attendons à vivre une relation similaire à celle vécues par les protagonistes. Or, la vie n’est pas un roman, l’amour n’est pas toujours derrière des grosses complications, c’est souvent même l’inverse. Il faut parfois accepter une perte pour trouver ce que l’on mérite vraiment.

C’est ainsi que certaines personnes enchaînent les relations amoureuses du même type sans prendre le temps de réfléchir à ce qu’elles attendent. Il faut parfois prendre du recul, réfléchir à sa situation pour comprendre que bien souvent, à cause de nos propres schémas, nous répétons les mêmes erreurs. Il faut faire un tri, garder ce qui nous fait grandir et laisser partir ce qui nous empêche de trouver ce que l’on cherche.

L’importance de développer une bonne image de soi pour bien vivre ses relations

« il est important de nourrir votre esprit de pensées positives sur vous même et, de bannir de votre esprit toutes pensées dévalorisantes. »

Photo de Carolina Basi: https://www.pexels.com/fr-fr/photo/femme-sol-moulu-poudre-13537527/

L’estime de soi joue un rôle très important, car c’est en fonction de ce que l’on croit mériter que notre subconscient nous oriente vers un type de personne. Si nous ne croyons pas mériter la personne à laquelle nous rêvons, qui a toutes les qualités que nous recherchons et avec laquelle nous pourrons bâtir une bonne relation, nous trouverons des raisons pour ne jamais la rencontrer. Où même pire, nous la rejetterons quand nous nous retrouverons en face d’elle. Il existe de nombreuses raisons qui peuvent expliquer un tel manque d’estime de soi, au point de croire que nous ne sommes pas dignes de ce que nous méritons. Toujours est-il que dans le domaine amoureux, cette croyance est à bannir car, en partant du principe que je m’adresse à des bonnes personnes, vous méritez d’être aimés par la meilleure personnes pour vous. De fait, il est important de nourrir votre esprit de pensées positives sur vous-mêmes et, de bannir de votre esprit toutes pensées dévalorisantes.

Dans le même ordre d’idée, je remarque que parfois, nous nous mettons avec des personnes qui valideront le rôle que nous croyons devoir jouer dans une relation. Par exemple, il peut arriver à des personnes de se mettre en couple avec des personnes en souffrance pour se mettre en situation de sauveur. Ceci ne se fait pas de façon consciente et bien souvent un travail de réflexion et de rétrospection est nécessaire pour comprendre cela. La question est ensuite de se demander pourquoi, nous avons eu le besoin de rentrer dans ce rôle. Notez que je parle de rôle, car comme pour un rôle que joue un acteur dans une pièce, il est possible pour chacun de choisir de jouer un autre rôle. Souvenez-vous, vous n’êtes pas le rôle, vous êtes l’acteur. Ainsi, par un travail de conscientisation et, de libération, il nous est possible de plus avoir besoin de jouer ce rôle que nous croyons devoir jouer et d’être plus authentique dans nos relations. Par ailleurs, ce n’est qu’en étant nous-mêmes que l’on peut jouer notre meilleur rôle et vivre la plus belle relation.

L’inverse peut aussi se produire, nous pouvons être attirés par quelqu’un, car nous espérons qu’elle calmera nos insécurités ou qu’elle viendra apporter dans notre vie tous ce qu’il nous manque. Ce n’est pas bien grave me direz-vous, après tout. Là, le problème est que ce genre d’attitude nous rend dépendants de l’autre. Nous attendons que l’autre comble toutes nos attentes. Cependant, il faut prendre en considération que l’autre est aussi une personne avec sa propre histoire, il n’a pas à calmer vos insécurités et nous n’avons pas besoin de calmer les siennes. Nous pouvons bien sûr nous aider à porter nos souffrances mutuellement, mais nous ne pourrons jamais guérir une personne à sa place. De plus, la seule personne qui nous accompagnera toute votre vie, c’est nous-mêmes ! Il convient donc de travailler à développer avant tout, de l’amour pour soi. Ainsi nous pourrons aimer l’autre sans attendre quelque chose de grandiose, juste de l’amour, de la fidélité et pourquoi pas, l’envie de bâtir des projets communs.

L’importance d’une pensée claire !

« […] c’est quand on lâche prise, tout en sachant ce que l’on aimerai, que l’on laisse venir à nous ce dont nous avons besoin. »

Photo de cottonbro studio: https://www.pexels.com/fr-fr/photo/homme-couple-gens-personnes-4101143/

Le subconscient nous orientera toujours vers ce à quoi nous pensons. Il y a des principes à connaitre, j’en parle d’ailleurs en profondeur dans mon livre « 10 leçons sur l’auto-hypnose ». L’un d’eux est que le subconscient ne comprend pas la négation. Ainsi, si vous vous répétez :  » Je ne veux plus me mettre avec une personne qui me fera souffrir », votre subconscient comprend: « Je veux une personne qui me fera souffrir », donc il vous orientera vers ce type de profil. Une meilleure formulation serait de dire : « je veux être avec une personne avec laquelle je peux construire une relation d’amour harmonieuse ». Une autre loi du fonctionnement du subconscient explique que, plus on essaie de forcer le subconscient vers but par la coercition, plus il aura tendance à se diriger vers l’inverse. Pour imprimer et influencer le subconscient il faut le faire avec douceur et harmonie, comme on le fait en hypnose.

Il faut également savoir ce que l’on veut vraiment. Par delà de nos déceptions, de nos souffrances, ou de nos besoins inassouvis, qu’attendons-nous vraiment d’une relation ? Ce n’est qu’en ayant ce cheminement de réflexions que nous parviendrons à filtrer les bonnes informations. Oui je sais n’est pas très romantique dit comme cela, mais c’est pourtant une vérité ! Je rencontre encore trop de personnes qui sont déçues de leurs relations et qui parfois en veulent à la terre entière. La vérité est que si elles avaient pris le temps de réfléchir à ce qu’elles veulent, elles auraient pu attirer un partenaire qui leur correspond.

Il ne faut pas non plus se fustiger si nous nous sommes trompés. Comme vous l’avez compris à lecture de cet article, il y a énormément de facteurs nous influencent nos choix amoureux. Il convient donc de faire preuve de patience et de tolérance envers soi, car nous ne maîtrisons pas tous les éléments. Pardonnons-nous nos erreurs et continuons à chercher ce qu’il y a de meilleur. Rappelons-nous que comme l’a si bien dit Socrate : « Je sais que je ne sais rien » et restons humbles. Vous remarquerez que bien souvent, c’est quand on lâche prise, tout en sachant ce que l’on aimerai, que l’on laisse venir à nous ce dont nous avons besoin.

Conclusion

À la lumière des informations que nous venons de voir ensemble il apparait clair que, nous ne retombons pas sur les mêmes type personnes ou dans le même type de relation par hasard, mais par habitude, par ignorance ou par conformité. Bien que tout cela semble être un cercle d’éternel recommencement, il nous est possible de quitter ce cycle en développant notre conscience et en modifiant nos schémas.

En prenant le temps de réfléchir sur soi et sur ce que nous voulons réellement, nous trouvons en nous les réponses et la paix. Et, cette paix que nous avons acquis par la connaissance et par la compréhension, ne peut nous être enlevée quelques soient les circonstances. Car avec la connaissance de soi, vient l’affirmation de soi (affirmer = rendre solide) et, lorsque nous nous affirmons, plus rien ne peut nous ébranler.

C’est un travail qui peut se faire en accompagnement. Partir petit à petit conquête de soi pour retrouver son équilibre et la liberté.

Voir la vidéo complémentaire sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=QdGH9nGrAdY

Jordan Mézence
Praticien en hypnose
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La chose la plus importante à comprendre

Proposition quotidienne de rédaction
Qu’est-ce que la plupart des gens ne comprennent pas ?

En tant que praticien en hypnose, mon travail m’a emmené rencontrer différentes personnes. Ce que j’ai pu remarquer est que les gens ont du mal à changer seul car, ils ont du mal à rester focaliser sur leur objectif de changement.

Ce que vous devez absolument comprendre c’est que…Changer, atteindre un objectif, se débarrasser d’une mauvaise habitude ou en adopter une nouvelle etc…Tout ceci ne se fait pas sur une simple décision ou juste une envie d’essayer.

Devenir une autre personne demande une véritable détermination et un engagement total. Ça n’est possible uniquement grâce à une réflexion préalable.

Il m’est arrivé de recevoir des essayistes bénévoles qui voulaient, sans grande conviction, essayer l’hypnose pour telle raison ou telle autre. J’insiste il ne suffit pas d’y croire mais d’être résolu à atteindre l’objectif que vous vous fixez.

C’est d’ailleurs grâce à cet état d’esprit, volontaire, que mes consultants parviennent la plupart du temps à se dépasser et parfois à obtenir une profonde transformation. Ils prennent conscience que le pouvoir de changer est en eux et que, le travail que nous faisons ensemble ne sert qu’à les aider. C’est de là que naît la magie du changement !

Qu’on se le dise, je travaille avec toutes les personnes qui m’en font la demande, mais les résultats appartiennent à ceux qui s’en donnent les moyens.

Jordan Mézence

Praticien en Hypnose

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Comment l’hypnose peut nous aider à mieux comprendre le sens de nos difficultés pour mieux les vivres ?

Photo de Alex Perê©: https://www.pexels.com/fr-fr/photo/art-france-monument-paris-13437340/

La vie est une expérience mystérieuse. Un jour, nous arrivons sur terre, dans des conditions bien étranges. Nous intégrons une famille avec une histoire et un patrimoine génétique. De notre naissance à notre mort, nous sommes confrontés à diverses situations, certaines agréables et d’autres moins joyeuses parfois même très difficiles. La maladie, la pauvreté, la violence, la solitude etc… nous tombent dessus sans que nous le voulions et nous les subissons sans comprendre, en allant parfois de misère en misère. De même, tandis que des personnes « mauvaises » et sans moralité prospèrent et jouissent de tous les privilèges que la vie a à offrir, des personnes plus gentilles luttent jour après jour pour survivre et s’en sortir. Face à cette injustice, quel est le sens ?

Pareillement, en accompagnement, il m’est arrivé de recevoir de très bonnes personnes qui malheureusement ont vécu des choses terribles qui marquent à vie. Là encore, la question demeure, pourquoi ? En vérité, je crois que cette question de savoir pourquoi nous avons à vivre les choses que nous vivons est une question centrale, beaucoup avant nous se sont posé cette même questions. Certains trouvent leur réponse dans la religion, d’autres dans des thèses philosophiques.

C’est aussi une question qui peut occuper une grande place en accompagnement (parfois trop grande !), souvent nous nous demandons pourquoi nous ressentons tels symptômes ou pourquoi sommes nous confrontés à tel blocage. Loin de pouvoir répondre totalement à cette question l’hypnose peut-être une aide pour explorer et trouver dans notre subconscient des pistes de réflexions et des indices de compréhension.

Pourquoi souffrons-nous et comment réduire la souffrance ?

« […] le patient ou, consultant à l’impression de perdre le contrôle sur ces comportements et de subir impuissamment les aléas de la vie.« 

Photo de Andrew Neel: https://www.pexels.com/fr-fr/photo/photo-de-l-homme-appuye-sur-une-table-en-bois-3132388/

Dans le domaine de la psychologie, plusieurs auteurs se sont intéressés à la raison des symptômes et autres manifestations psychologiques de la souffrance. Ces manifestations peuvent prendre bien des formes et même marquer notre corps. Selon la psychanalyse, la raison de ces souffrances est dans ce que Sigmund Freud appelle l’inconscient. Comme je l’ai dit dans l’article sur les rêves, l’inconscient est le réservoir de nos représentations et de nos désirs refoulés. Ces désirs et représentations ne restent pas sagement dans l’inconscient, ils essayent de se frayer un chemin pour exister dans la réalité, même de façon détournée. En fonction de notre structure psychique, nous allons réagir à l’accomplissement, ou non, de ces désirs. Comme on peut l’imaginer, c’est l’impossibilité de réaliser ces désirs qui provoquerai cette souffrance. À cette incapacité, s’ajoute en plus, la douleur de l’incompréhension. Il faut donc pour éviter la souffrance ou du moins la réduire, comprendre ce qui la provoque. Qu’est-ce qui raisonne à l’intérieur de nous et que nous cherchons à combler par des éléments l’extérieur. C’est là le travail qui peut-être lors du processus d’élaboration proposé en psychanalyse.

D’un point de vue plus cognitivo-comportemental, on peut considérer que la souffrance est due à une mauvaise interprétation qui est elle-même le résultat d’apprentissages. Nous interprétons le monde en fonction de ce que nous en savons et de ce que nous en croyons. Ceci est le fait d’un apprentissage plus ou moins long qui passe par l’éducation et notre propre expérience de vie. Ainsi, face aux différentes situations de la vie nous avons développé des idées. Ces idées se regroupent en structure et se déclinent sur nos pensées, nos comportements et nos émotions, c’est ce qu’on appelle des « schémas« . Or, ces schémas ne sont pas des vérités absolues, et peuvent être remises en cause. C’est donc quand il y a une inadéquation entre nos schémas et le réel que la souffrance peut naître. Tout le travail consiste alors à questionner ces idées et parfois à les changer pour nous permettre de mieux nous adapter et, d’accepter une certaine réalité.

À certains égards, ce point vu est assez similaire de celui que nous adoptons en hypnose. En effet, nous considérons en hypnose, que le subconscient est constitué de pensées, de comportements et d’émotions qui s’activent automatiquement sous l’impulsion de phénomènes externes ou internes. Ces pensées, comportements et émotions sont eux aussi le fruit d’un apprentissage. La grosse différence vient du fait que dans la conception de l’hypnose, la souffrance est due au fait qu’il y a une inadéquation entre ces apprentissages et le but recherché par le consultant. Le consultant se trouve en proie à ses habitudes mentales et comportementales et, a l’impression de ne pas pouvoir agir consciemment sur elles. Il se trouve donc face à un blocage. Le travail en hypnose vise alors à modifier les croyances du subconscient pour lever le blocage et faire aller le subconscient dans le direction voulu par le consultant.

Dans ces trois tentatives d’explications, nous retrouvons une chose assez intéressante, le patient ou, consultant à l’impression de perdre le contrôle sur ses comportements et de subir impuissamment les aléas de la vie. Toutes ces formes de travail visent à aider la personne à regagner le contrôle et le sentiment de bien-être.

La compréhension est-elle toujours nécessaire au changement ?

« C’est comme mettre du parfum sans se laver ! »

Photo de Polina Tankilevitch: https://www.pexels.com/fr-fr/photo/etre-assis-tablette-sourire-chaise-5234582/

Lorsque j’étais en stage, je me souviens une fois avoir abordé la question de la confiance en soi avec ma tutrice de stage. À cette époque, j’étais plutôt convaincu par l’approche ericksonienne actuelle et, de son côté ma tutrice était une psychanalyste vétérante. Je lui ai alors parlé de résultats rapides que parvenaient à avoir certains de mes amis hypnothérapeutes sur la confiance en soi en utilisant des protocoles simples. Lorsque je lui expliquais qu’ils n’avaient pas besoin de faire un travail aussi profond et surtout aussi long, elle me répondit : « C’est comme mettre du parfum sans se laver ! ». J’avais un peu mal pris sa réponse, car pour moi, c’était comme si elle dénigrait le travail que font des milliers de personnes ainsi que, les témoignages des consultants. Aujourd’hui, ma position est un peu plus nuancée, sans être totalement d’accord, j’admets que dans certains cas, comprendre le sens peut aider.

Comme je l’ai dit en introduction, la quête de sens est un questionnement inhérent à l’esprit humain. Il est donc normal lorsque l’on souffre de chercher à comprendre pourquoi nous souffrons. D’autant plus que, si nous comprenons ce qui nous fait souffrir, nous pouvons l’éviter, autant que faire ce peut. La compréhension du sens nous permet en plus de prendre la perspective, et d’intégrer notre souffrance dans notre histoire de vie. Nous comprenons alors que la souffrance que nous traversons ne nous est pas tombée dessus, mais s’inscrit dans quelque chose de plus large. Le plus souvent dans une suite de choix que nous avons fait en réponse à nos besoins et aux circonstances de notre vie. Or, si nous comprenons que la souffrance est le résultat de nos choix, nous comprenons que nous pouvons faire des choix différents pour quitter cette souffrance. Nous passons alors du rôle de victime des circonstances au rôle d’acteur de notre vie.

Il ne faut pas cependant basculer dans l’extrême inverse ! Certaines personnes se disent que tant qu’elles n’auront pas compris, elles ne pourront pas changer. C’est totalement faux ! J’ai vu d’innombrables personnes s’épuiser dans toute sorte de thérapie sans jamais trouver le sens de leur maux ni changer leur situation. Inversement, j’ai vu des personnes changer sans comprendre le sens de leur souffrance. De plus, comprendre le sens de notre souffrance ne garantit pas toujours la libération, on peut très bien en comprendre le sens sans pour autant réussir à s’en défaire. Pour illustrer ce que je viens de dire, on peut très bien comprendre pourquoi nous fumons, cela ne nous empêche pas de continuer à le faire. Mon opinion est qu’il faut comprendre le sens pas seulement de façon intellectuelle, mais de façon à pouvoir agir concrètement. En d’autres termes, conscientiser pour agir et évoluer.

Comment l’hypnose peut aider à retrouver du sens ?

« […]sous hypnose, nous pouvons adopter un autre point de vue sur les événements […] »

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Comme vous le savez, j’en ai également déjà parlé dans d’autres articles, il existe plusieurs styles d’accompagnement par l’hypnose. Certains styles sont plus terre-à-terre et d’autres plus ésotériques. Chacun d’eux peut proposer une explication à ce que vit le consultant. Par exemple en hypnose spirituelle, le praticien peut proposer une régression dans les vies antérieures pour trouver le sens et les ressources nécessaires à la résolution d’un problème. Même en hypnose plus classique, le praticien peut aussi proposer une régression à la cause du problème pour aider son consultant à changer. Mon avis sur tout cela est de faire preuve de la plus grande prudence. Il est probable que votre subconscient crée des faux souvenirs pour vous aider à recréer de la cohérence dans votre expérience de vie. D’où l’importance de garder aujourd’hui, une lucidité par rapport à ce type de phénomène.

Dans ma pratique, je propose aussi une forme de régression, mais toujours à partir d’un événement qui s’est réellement produit. Le but est de prendre le temps de comprendre quel était l’état d’esprit de mon consultant à ce moment là. Bien sur, je ne le fais pas juste comme ça, ceci s’inscrit dans un suivi et nécessite une préparation. Ce n’est pas un travail que je propose systématiquement, mais qui m’a bien des fois aidé à mieux définir la problématique de mes consultants.

Une autre chose que j’ai remarquée et que l’hypnose permet au consultant, lui-même et selon sa propre interprétation, de déceler du lien entre des choses qui semblent ne pas en avoir. Ceci est certainement dû au fait que sous hypnose, nous pouvons adopter un autre point de vue sur les événements, un point de vue plus détaché. Comme nous prenons du recul, nous voyons la situation dans son ensemble.


Conclusion

Ainsi donc, comme nous venons de le voir, la compréhension du sens n’est pas toujours nécessaire, mais peut grandement nous aider. Comprendre le sens nous permet d’accepter une situation désagréable. J’en veux pour preuve, tous ces parents qui se réveillent chaque matins pour faire un travail ingrat avec l’espoir de subvenir aux besoins de leur famille. De plus comprendre le sens nous permet de conscientiser que nous ne faisons pas que subir les circonstances. Parfois ce qui nous arrive n’est que la conséquence de nos actions et décisions antérieures. Dans cette perspective, comprendre le sens est salvateur, car il permet de remettre la cohérence dans notre parcours de vie.
Finalement, il y a deux écueils à éviter, premièrement vouloir trouver le sens jusqu’à s’en épuiser et deuxièmement, croire que trouver le sens nous libérera automatiquement.
D’un point vu plus large, nous pouvons considérer quelque chose d’un peu plus transcendant. Peut-être que nos difficultés n’ont pas d’autre but que de nous aider à nous transformer à un moment critique de notre vie. Dans ces moments, la seule issue possible est alors d’adopter un nouveau comportement pour retrouver notre équilibre. Nos difficultés apparaissent alors comme un point de départ pour explorer la connaissance de soi et ainsi nous transformer.
À méditer…

Jordan Mézence
Praticien en Hypnose
07 66 31 78 66
librehypnose@gmail.com

Comment pratiquer l’auto-hypnose simplement en 6 étapes ?

Photo de Julia Avamotive: https://www.pexels.com/fr-fr/photo/femme-allongee-sur-des-fleurs-1070967/

Dans le précédant article, nous avons vu que, l’auto-hypnose est une pratique qui permet de se plonger dans un état de relaxation profonde, où l’on peut accéder à son subconscient et modifier ses croyances, ses comportements ou ses émotions. Nous avons également vu que, l’auto-hypnose peut être utilisée pour améliorer sa confiance en soi, se libérer du stress, se préparer à un examen ou à une présentation, ou encore pour atteindre ses objectifs personnels ou professionnels.

Dans cet article, je vais vous expliquer comment pratiquer l’auto-hypnose chez vous, en toute sécurité et efficacité. Voici les étapes à suivre :

1 Trouver un lieu calme

Choisissez un endroit calme et confortable, où vous ne serez pas dérangé pendant au moins 20 minutes. Vous pouvez vous asseoir sur une chaise, un fauteuil ou un canapé, ou vous allonger sur un lit ou un tapis. Veillez à avoir une température agréable et à éteindre votre téléphone ou tout autre appareil susceptible de vous distraire.

2 Déterminer votre objectif

Photo de Andrea Piacquadio: https://www.pexels.com/fr-fr/photo/femme-reflechie-ecrit-dans-un-cahier-a-la-maison-3769013/

Déterminez votre objectif. Qu’est-ce que vous voulez changer ou améliorer dans votre vie ? Formulez-le de manière positive, précise et réaliste. Par exemple, au lieu de dire « je ne veux plus fumer », dites « je suis un non-fumeur heureux et en bonne santé ». Écrivez votre objectif sur un papier ou répétez-le mentalement.

3 Induir l’état d’hypnose

Induisez la transe. La transe est l’état de conscience modifié que vous allez atteindre grâce à l’auto-hypnose. Pour y parvenir, vous pouvez utiliser différentes méthodes, comme la respiration, la visualisation, la relaxation musculaire ou la suggestion. L’idée est de vous détendre progressivement, en portant votre attention sur votre corps, votre respiration ou un point fixe. Vous pouvez aussi répéter une phrase qui vous aide à entrer en transe, comme « je suis de plus en plus calme et détendu ».

4 Approfondir l’état d’hypnose

Photo de Kelvin Valerio: https://www.pexels.com/fr-fr/photo/homme-portant-une-casquette-noire-avec-les-yeux-fermes-sous-un-ciel-nuageux-810775/

Approfondissez la transe. Une fois que vous êtes en transe, vous pouvez renforcer cet état en utilisant des techniques d’approfondissement, comme compter à rebours, imaginer que vous descendez des escaliers ou que vous glissez dans un tunnel. Plus vous approfondissez la transe, plus vous serez réceptif aux suggestions que vous allez vous faire.

5 Pratiquer l’auto-suggestion et la visualisation

Faites-vous des suggestions. Les suggestions sont les messages que vous allez envoyer à votre subconscient pour qu’il modifie vos croyances, vos comportements ou vos émotions. Les suggestions doivent être formulées de manière positive, présente et personnelle. Par exemple, au lieu de dire « je vais arrêter de fumer », dites « je suis un non-fumeur heureux et en bonne santé ». Répétez vos suggestions plusieurs fois, avec conviction et émotion. Accompagnez vos suggestions de visualisation. Pour faire simple, vous allez créez mentalement des scènes à l’aide de votre imaginaire.

6 Clôturer votre séance

Quand vous avez fini de vous faire des suggestions, il est temps de sortir de la transe et de revenir à votre état normal de conscience. Pour cela, vous pouvez compter à l’envers, dire « je vais me réveiller » ou simplement ouvrir les yeux. Prenez le temps de vous étirer, de respirer profondément et de reprendre vos esprits.

Pour aller plus loin

Photo de Andrea Piacquadio sur Pexels.com

Si vous souhaitez aller plus loin dans l’apprentissage et, dans la pratique de l’auto-hypnose, vous pouvez vous procurer mon livre « Dix leçons sur l’auto-hypnose: Guide pratique pour s’initier à l’auto-hypnose« .

Les plus investis d’entre-vous, ma formation en ligne. Dans cette formation je vous propose d’apprendre l’auto-hypnose progressivement en 10 leçons. Vous aurez accès au livret de formation, les vidéo, les audio, au groupe privé avec en plus la possibilité de me rencontrer.


Conclusion

Voilà, vous avez réussi votre première séance d’auto-hypnose ! Vous pouvez pratiquer cette technique régulièrement, en adaptant vos suggestions à vos besoins et à vos envies. L’auto-hypnose est un outil puissant pour transformer votre vie et réaliser vos rêves. Alors n’hésitez pas à l’essayer !


Jordan Mézence
Praticien en Hypnose
07 66 31 78 66
librehypnose@gmail.com